Il faut croire que la relance économique passe par les propriétaires de logements locatifs

L'Association des Propriétaires du Québec (APQ) reste perplexe devant les orientations du nouveau budget.
"Le nouveau gouvernement parle depuis des semaines de relance économique, de rigueur. Mais il faut croire en les propriétaires de logements locatifs qui voient leur droits réduits et leur bien immobilier se détériorer par manque d'aide." selon Martin Messier, président de l'APQ.

Avec un portrait du monde locatif de plus en plus négatif, les investisseurs révisent leur décision d'investir dans l'immobilier locatif au Québec. Rappelons que :
- Taux inoccupation : 3.1%
- Loyer les plus bas au Canada : 695$ loyer moyen au Québec
- Le coût des matériaux et des travaux ont fortement augmenté
- Taux d'augmentation 2014 pour les travaux majeurs : 2.6% (plus de 32 ans pour récupérer son investissement)
Comment maintenir des immeubles modernes, compétitifs avec tous les difficultés que les propriétaires rencontrent.

"Le gouvernement de M. Couillard a mis en place un crédit d'impôt "LogiRénov" le 24 avril 2014, encore une fois ce crédit ne s'applique pas aux immeubles locatifs."

"Les différents gouvernements refusent de tenir compte des demandes de l'Association des propriétaires du Québec (APQ) qui demande l'octroi d'un crédit d’impôt ou une subventions pour les travaux dans les immeubles locatifs résidentiels au Québec. Il n’est pas normal de demander au propriétaire d’entretenir son immeuble et de lui imposer une durée de 32 ANS avec la méthode actuelle de fixation des loyers, pour récupérer son investissement!" d'ajouter Martin Messier.

L'Association des Propriétaires du Québec (APQ) est tout à fait consciente que certains locataires sont à faibles revenus et ont besoin d'aide. Mais cette aide est mal distribuée : le budget prévoir encore 250 millions de dollars pour 3000 logements sociaux.
Il faut permettre à un locataire de vivre dans un immeuble de son choix grâce à une aide à la personne plutôt qu'à la pierre, et réduirait les dépenses de l'État.


Construire et ensuite entretenir des logements sociaux coûte cher, et crée des ghettos. Il faut favoriser les critères d’admissibilité aux aides à la personne et poursuivre le développement des programmes qui visent à donner des subventions.


04 juin 2014
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