Selon Mathieu Laberge, il existe actuellement une « demande supprimée » sur le marché québécois. C’est-à-dire qu’une masse de propriétaires potentiels repoussent leur projet d’achat en raison des prix trop élevés, ce qui empêche des logements aux loyers moins chers de se libérer.
Les taux d’inoccupation dans les grandes villes (Montréal 2,9 %, Québec 2,4 %, Gatineau 3,8 %) donnent l’impression que la situation se stabilise. Mais les logements neufs et luxueux sont plus vacants.
La SCHL prévoit une amélioration dans 2 à 3 ans, mais souligne que l’abordabilité reste un problème majeur, surtout dans les logements à bas prix.
Les prix des loyers restent tout de même dans les plus bas au Canada, mais on observe une baisse des mises en chantier partout au Québec. Selon lui, ça prend environ sept ans bâtir une tour de logement au Canada.
La SCHL souhaite que pour conserver l'abordabilité des logements, des terrains plus loin (donc mois cher) ou que les matériaux utilisés soient revus (ex : comptoir en mélamine)
Coleen Volk, présidente de la SCHL, révèle que la SCHL envisage une révision du système de pointage de ses différents produits d’assurance destinés aux promoteurs.
Le but : les inciter à prioriser des projets aux finis moins chers et aux logements plus grands, auxquels serait accordé un plus grand score, ce qui arrive au moment où les promoteurs construisent plutôt de moins en moins de grands appartements.
La dirigeante reste toutefois prudente quant à l’échéancier de ces modifications et insiste qu’elle ne souhaite pas froisser les promoteurs avec qui la SCHL fait affaire.
Il faudra donc surveiller si les programmes vont s'orienter vers ces objectifs dans les mois à venir.
Source : La SCHL veut des logements plus grands et moins luxueux https://www.lapresse.ca/affaires/marche-immobilier/2026-07-10/la-schl-veut-des-logements-plus-grands-et-moins-luxueux.php
Adhérez dès maintenant
Pas encore membre de l'APQ ?
Profitez de tous nos services en vous inscrivant dès maintenant