Taux d'ajustement de loyer 2018 publiés par la Régie du logement : Nouvelle douche froide pour les propriétaires de logements locatifs

Taux d'ajustement de loyer 2018 publiés par la Régie du logement : Nouvelle douche froide pour les propriétaires de logements locatifs

Montréal, le 26 janvier 2018 --- L'Association des Propriétaires du Québec (APQ) constate avec amertume que les taux d'augmentation de loyer annoncés aujourd’hui par la Régie du logement sont déconnectés de la réalité et qu'aucun effort de changement politique n'est apporté pour ramener cette méthode désuète des années 1980 dans la réalité du XXIe siècle!


Les chiffres émis ne sont que des indicatifs

Année après année, la Régie du logement doit défendre son système de fixation de loyer et surtout l’aberrante obligation gouvernementale de diffuser des estimations et scénarios de calcul.

"L'an dernier, l'ancienne présidente de la Régie du logement, Me Anne Morin, n'avait pas publié d'estimé justement car ces chiffres sont trompeurs et ne permettent pas la discussion entre propriétaires et locataires. Pas moins d'une semaine plus tard, elle a dû revenir sur sa décision suite aux demande du Ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, Martin Coiteux, et M. Claude Dussault, Protecteur du citoyen par intérim." selon Martin Messier, président de l'APQ.

Les locataires, appuyés dans leur idée par les associations de locataires, se fient juste à ces taux.
Mais ce ne sont que des estimations et le propriétaire doit faire ses propres calculs car chaque immeuble est différent avec les taux non réalistes annoncés chaque année.



Électricité : un taux négatif? comment est ce possible avec nos factures d’électricité qui augmentent sans cesse?

La Régie de l'énergie a approuvé une hausse tarifaire moyenne estimée à 0,7 % pour l'ensemble des clients d'Hydro-Québec au 1e avril 2016 et la même hausse, soit 0.7% au 1e avril 2017.

"Ce taux de -0.9% est l'exemple parfait que la méthode utilisée a des conséquences négatives sur nos immeubles et qu'elle ne reflète pas la réalité des propriétaires. Sans compter, la responsabilité imputée aux propriétaires de logement de réclamer les hausses de taxes aux locataires et d'accorder 41 ans pour retour sur investissement sur les travaux majeurs." selon l'APQ.

Les dépenses majeures de rénovation, un maigre 2.4%, est à son plus bas. Pour chaque tranche de 1000 $ de travaux dans un logement en 2017, le propriétaire aura droit à 2,00 $ d'augmentation de loyer mensuel pour 2018 : 41 ans avant que le propriétaire puisse récupérer le montant investi!

Réparations et travaux majeurs relatifs à tout l'immeuble : Au plus bas!
2018 : 2.4%
2017 : 2,4%
2016 : 2,5%
2015 : 2,9%
2014 : 2,6%
2013 : 2,6%
2012 : 2,9%



Augmentation abusive? Plutôt fardeau aux propriétaires de réclamer son dû

Selon le rapport annuel 2016-2017 de la Régie du logement, 4165 causes ont été introduites pour fixation de loyer. On ne peut donc pas crier au loup et déclarer que 9 personnes sur 10 ont reçu des augmentations abusives!

Le propriétaire a le fardeau d'ouvrir un dossier à la Régie du logement si le locataire conteste l'avis augmentation ou modification au bail reçu. Le propriétaire devra apporter toutes ses factures, rater une journée de travail pour aller réclamer son dû.

"Pour finir, nous tenons à préciser que de nombreux propriétaires n'augmentent pas leur loyer comme ils auraient le droit car ils ne veulent pas perdre leurs locataires. Et les sommes non-réclamées en 2018 pour 2017 seront perdues!" d'ajouter l'APQ.



Fondée en 1984, l'Association de propriétaires du Québec (APQ) est la plus importante association à offrir des services aux propriétaires de logements locatifs. Elle dessert les propriétaires de toutes les régions du Québec depuis plus de 30 ans. En plus d'offrir, autant aux propriétaires de duplex ou triplex qu'à des gestionnaires immobiliers, un service d'évaluation sur les locataires unique au Québec.



 

26 janvier 2018
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