UN REGISTRE DES BAUX SERAIT UNE FAUSSE SOLUTION!

UN REGISTRE DES BAUX SERAIT UNE FAUSSE SOLUTION!

Montréal, le 22 avril 2021 ---- L'Association des Propriétaires du Québec (APQ) juge inacceptable la demande de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) concernant la mise en place d'un registre public des loyers.

L'Association des Propriétaires du Québec (APQ) estime qu'un tel registre est tout à fait inadéquat et ne réglerait pas la situation énoncée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Rappelons que les coûts exorbitants qui seraient associés pour la mise en place d'un tel registre et le coût annuel de sa gestion ne seraient qu'un gouffre financier. Prenons l'exemple de l'Ontario qui avait un registre des baux, qui a été aboli d'ailleurs : le coût pour la mise en place a été estimé à 35 millions de dollars.

« Les propriétaires vivent également des hausses au niveau des coûts d'exploitation, d’entretien et de rénovation, il est nécessaire qu'un propriétaire augmente le prix de ses loyers» constate Martin Messier, Président de l'Association des Propriétaires du Québec (APQ).

Il est triste de constater que l'appareil municipal semble travailler contre ses propriétaires, plutôt que de collaborer afin de rechercher des solutions réelles et gagnantes pour tous : « Il faut stimuler l'offre locative et ce n'est certainement pas en assujettissant à des contraintes supplémentaires qu'on peut obtenir le but recherché, nous aimerions voir la ville travailler avec les propriétaires plutôt que contre les propriétaires», explique Martin Messier.

On semble oublier que le prix des loyers est protégé, trop selon les propriétaires: les locataires n'ont qu'à dire je refuse la hausse et je reste dans mon logement. Le propriétaire devra ensuite, s'il veut augmenter le prix du loyer, faire une demande au Tribunal administratif du logement, faire les calculs, prendre une journée de congé pour se présenter au Tribunal et aller soumettre les preuves de ses dépenses.

La législation québécoise en matière de logement est certainement l’une des plus sévères et restrictives au monde pour les propriétaires d’immeubles.

Par ailleurs, l'APQ réitère que la situation créée par le système de fixation de loyer actuellement en vigueur est l'ennemi juré du parc locatif québécois, de son offre locative et du maintien ou de l'amélioration des conditions locatives; la méthode actuelle crée des situations ridicules et insoutenables qui doivent être révisées sans délai. Qu'il suffise de dire que la méthode ne tient pas compte des coûts de rénovation en donnant un retour sur investissement de 192,00$ mensuellement pour 100 000$ investis dans un immeuble, alors que pour financer cette somme de 100 000$ sur 25 ans à 3.00%, cela donnerait un paiement mensuel de 474$. Cette méthode est dépassée et nuit aux opérations locatives: elle doit être révisée en urgence.

L'APQ encourage la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) à envisager d'autres solutions que la mise en place d'un registre des baux, qui n'auraient pas pour effet de nuire au parc locatif.

Fondée en 1984, l'Association de propriétaires du Québec (APQ) est la plus importante association à offrir des services aux propriétaires de logements locatifs. Elle dessert les propriétaires de toutes les régions du Québec depuis plus de 35 ans. En plus d'offrir, autant aux propriétaires de duplex ou triplex qu'à des gestionnaires immobiliers, un service d'évaluation sur les locataires unique au Québec.



 

22 avril 2021
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